School's Out
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School's Out
School's Out est un album paru en 1972. Il est de Alice Cooper, un personnage très important du rock, qui contribua à la manière d'Ozzy Osbourne à bâtir la grandiloquence scénique et horrifique du heavy metal. La sonorité de l'album correspond parfaitement au début des années 70, et ses influences semblent profondément ancrées dans la décennie précédente.
School's Out : La chanson-titre tourne autour d'un riff blues rock, joué par une guitare au crunch prononcé, accompagnée par une basse veloutée. La voix d'Alice est ici rageuse, avec quelque chose de Jagger ou Frehley. Des choeurs d'enfants le rejoignent en fin de refrain.
Luney Tune : Un riff avec peu de disto dans la guitare, mais qui suit une progression sinistre, dans la lignée de Black Sabbath. La voix d'Alice prend ainsi des intonations tantôt nerveuses, tantôt suppliantes. Le texte est orienté sur les mauvais lendemains de fumette. Au moment du pont, une session cuivres vient s'ajouter au morceau et ajoute du volume. Le morceau se finit sur un curieux solo de violon, doublé par une guitare.
Gutter Cat VS The Jets : L'intro est une basse hypnotique et lente, qui est bientôt rejointe par une guitare orientalisante. Le texte utilise une allégorie féline, sans doute sur les bagarres et les rencontres de rue. Il y a de multiples changements mélodiques dans la chanson, introduisant sans cesse de nouvelles guitares et basse, et aussi un piano et un synthé.
Street Fight : Morceau instrumental de même pas une minute, emmené par des cymbales rapides et une basse nerveuse qui suit une cadence effrénée. Tout est dans la suggestion, on entend des bruits de verre, des miaulements, dans l'esprit de la chanson précédente.
Blue Turk : Tiens, je l'aime bien celle là. Elle commence par une batterie, une basse, une guitare et un orgue typiquement jazzys. Le refrain est surprenant, surtout au niveau de la voix : On croirait entendre Lennon ! Vient ensuite un saxo sensuel, ce qui se prête parfaitement au texte(qui introduit une ambiance sexuelle plutôt sinistre, sans que je puisse faire de lien avec le titre). S'ensuit une improvisation jazz typique des Pink Floyd et companie, où le saxo et la gratte sont à l'honneur, puis la chanson finit sur un dernier enchaînement couplet-refrain.
My Stars : L'intro est un piano au chromatisme planant, accompagné par une cymbale qui joue tous les deux temps, une basse discrète, et une guitare bluesy. La batterie et le piano accélèrent ensuite pour faire venir la voix. Ensuite, un motif oriental ponctué par une guitare au slide rapide et troublant. Difficile de parler du texte, assez imagé. Je reconnais seulement quelques allusions à la drogue et au sexe, et le fait que Alice se compare à une sorte de dieu.
Public Animal #9 : Un titre très dansant, qui commence avec une batterie et un piano plutôt soul, rejoints par une guitare et une basse au phrasé blues. Les voix apportent une touche gospel : Alice "parle" une phrase courte, et un choeur lui répond avec des onomatopées. Le texte est cette fois davantage premier degré, et semble parler de délinquence.
Alma Mater : Un bruitage pluvieux introduit une ballade, jouée par une guitare folk avec beaucoup de reverb. La voix d'Alice, langoureuse, semble avoir été expréssément enregistrée avec un mauvais micro, car elle crachote un peu. Viennents les percussions, une basse, et des choeurs mélancoliques. Lors du pont, les instruments s'affolent, tout comme la voix, on jurerait entendre un enregistrement perdu des Beatles. Le système de réponse avec les choeurs, comme dans la chanson précédente, revient, puis on fait rejouer le motif principal. Alice parle un peu ensuite. Le texte aborde ici un sujet plus soft : La nostalgie d'un mauvais élève qui quitte son école un jour de pluie. Le morceau se finit sur un motif de country avec une guitare, une basse, et un harmonica.
Grande Finale : Le dernier morceau est instrumental, et commence par un air funky. Cette atmosphère est vite brisée par l'irruption inattendue d'un synthétiseur très spatial. Les cuivres(encore eux !) s'ajoutent aussi à l'ensemble. Plus tard viennent des violons et des trompettes qui jouent une nouvelle mélodie, façon film de capes et d'épées. Ensuite, un solo de guitare à la distortion très singulière, presque électronique. Vers la fin, la batterie et les trompettes s'affolent; l'ensemble rejoue le motif de Gutter Cat VS The Jets, ainsi que son cri final.
School's Out : La chanson-titre tourne autour d'un riff blues rock, joué par une guitare au crunch prononcé, accompagnée par une basse veloutée. La voix d'Alice est ici rageuse, avec quelque chose de Jagger ou Frehley. Des choeurs d'enfants le rejoignent en fin de refrain.
Luney Tune : Un riff avec peu de disto dans la guitare, mais qui suit une progression sinistre, dans la lignée de Black Sabbath. La voix d'Alice prend ainsi des intonations tantôt nerveuses, tantôt suppliantes. Le texte est orienté sur les mauvais lendemains de fumette. Au moment du pont, une session cuivres vient s'ajouter au morceau et ajoute du volume. Le morceau se finit sur un curieux solo de violon, doublé par une guitare.
Gutter Cat VS The Jets : L'intro est une basse hypnotique et lente, qui est bientôt rejointe par une guitare orientalisante. Le texte utilise une allégorie féline, sans doute sur les bagarres et les rencontres de rue. Il y a de multiples changements mélodiques dans la chanson, introduisant sans cesse de nouvelles guitares et basse, et aussi un piano et un synthé.
Street Fight : Morceau instrumental de même pas une minute, emmené par des cymbales rapides et une basse nerveuse qui suit une cadence effrénée. Tout est dans la suggestion, on entend des bruits de verre, des miaulements, dans l'esprit de la chanson précédente.
Blue Turk : Tiens, je l'aime bien celle là. Elle commence par une batterie, une basse, une guitare et un orgue typiquement jazzys. Le refrain est surprenant, surtout au niveau de la voix : On croirait entendre Lennon ! Vient ensuite un saxo sensuel, ce qui se prête parfaitement au texte(qui introduit une ambiance sexuelle plutôt sinistre, sans que je puisse faire de lien avec le titre). S'ensuit une improvisation jazz typique des Pink Floyd et companie, où le saxo et la gratte sont à l'honneur, puis la chanson finit sur un dernier enchaînement couplet-refrain.
My Stars : L'intro est un piano au chromatisme planant, accompagné par une cymbale qui joue tous les deux temps, une basse discrète, et une guitare bluesy. La batterie et le piano accélèrent ensuite pour faire venir la voix. Ensuite, un motif oriental ponctué par une guitare au slide rapide et troublant. Difficile de parler du texte, assez imagé. Je reconnais seulement quelques allusions à la drogue et au sexe, et le fait que Alice se compare à une sorte de dieu.
Public Animal #9 : Un titre très dansant, qui commence avec une batterie et un piano plutôt soul, rejoints par une guitare et une basse au phrasé blues. Les voix apportent une touche gospel : Alice "parle" une phrase courte, et un choeur lui répond avec des onomatopées. Le texte est cette fois davantage premier degré, et semble parler de délinquence.
Alma Mater : Un bruitage pluvieux introduit une ballade, jouée par une guitare folk avec beaucoup de reverb. La voix d'Alice, langoureuse, semble avoir été expréssément enregistrée avec un mauvais micro, car elle crachote un peu. Viennents les percussions, une basse, et des choeurs mélancoliques. Lors du pont, les instruments s'affolent, tout comme la voix, on jurerait entendre un enregistrement perdu des Beatles. Le système de réponse avec les choeurs, comme dans la chanson précédente, revient, puis on fait rejouer le motif principal. Alice parle un peu ensuite. Le texte aborde ici un sujet plus soft : La nostalgie d'un mauvais élève qui quitte son école un jour de pluie. Le morceau se finit sur un motif de country avec une guitare, une basse, et un harmonica.
Grande Finale : Le dernier morceau est instrumental, et commence par un air funky. Cette atmosphère est vite brisée par l'irruption inattendue d'un synthétiseur très spatial. Les cuivres(encore eux !) s'ajoutent aussi à l'ensemble. Plus tard viennent des violons et des trompettes qui jouent une nouvelle mélodie, façon film de capes et d'épées. Ensuite, un solo de guitare à la distortion très singulière, presque électronique. Vers la fin, la batterie et les trompettes s'affolent; l'ensemble rejoue le motif de Gutter Cat VS The Jets, ainsi que son cri final.

My blue Strat is the only girl I'm never fed up to dance with. And I also enjoy blasting some pogos with my Flying V !

Nomad- Monster Of Rock

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Re: School's Out
J'aime bien cette critique et les tiennes en générales car le vocabulaire que tu emploie est très recherché et très fin (Même si je ne comprend pas des mots comme "pont", c'est bien une partie de la chanson ?).
L'albulm est vraiment sympa mais sur un plan personnel ce n'est pas celui que je préfère. Par contre j'adore la chanson "School's Out" pour la musique et.......... pour les paroles
L'albulm est vraiment sympa mais sur un plan personnel ce n'est pas celui que je préfère. Par contre j'adore la chanson "School's Out" pour la musique et.......... pour les paroles
Re: School's Out
Une bien belle analyse, très fouillée, on jurerait que tu l'as empruntée à un journaliste rock ! Non, je te charrie, bien sûr. On est loin, très loin de ce que l'on a pu lire dans les 70's à sa parution. Excellent boulot et, comme le fait remarquer Sep, très bien écrite !
Excellent album, envers et contre tout ce que vous avez pu lire...
Re: School's Out
Content que la review vous plaise ! J'ai effectivement voulu soigner le truc et faire une lecture aussi globale que possible.
Pour te répondre Sep', le pont(dit aussi pont harmonique) est bel et bien une partie de la chanson. Elle consiste en l'introduction d'un motif mélodique différent du reste de la chanson, différent de ce qui est joué pendant le refrain et le couplet.
Sinon, c'est vrai que je trouve l'album vraiment complet et riche, encore merci Cindy et Bruce ! La multitude d'arrangements peut rebuter, et c'est clair que des éléments progressifs font que c'est pas un album de rock forcément accessible. Mais sans même conceptualiser, on sent bien que la pluralité des influences explorées donnent de la couleur à ce disque, d'autant que les musiciens semblent polyvalents(coup de coeur perso pour le bassiste Dennis Dunaway, qui donne un super son à son instrument, et dispose d'un groove créatif). Pour ce qui est des textes, il est vrai que les thèmes concernés sont récurrents dans le songwriting rock, mais Alice y ajoute une finesse particulière par l'usage d'allégories plus ou moins prononcées, et j'ai toujours apprécié ce genre d'esthétique d'écriture.
Pour te répondre Sep', le pont(dit aussi pont harmonique) est bel et bien une partie de la chanson. Elle consiste en l'introduction d'un motif mélodique différent du reste de la chanson, différent de ce qui est joué pendant le refrain et le couplet.
Sinon, c'est vrai que je trouve l'album vraiment complet et riche, encore merci Cindy et Bruce ! La multitude d'arrangements peut rebuter, et c'est clair que des éléments progressifs font que c'est pas un album de rock forcément accessible. Mais sans même conceptualiser, on sent bien que la pluralité des influences explorées donnent de la couleur à ce disque, d'autant que les musiciens semblent polyvalents(coup de coeur perso pour le bassiste Dennis Dunaway, qui donne un super son à son instrument, et dispose d'un groove créatif). Pour ce qui est des textes, il est vrai que les thèmes concernés sont récurrents dans le songwriting rock, mais Alice y ajoute une finesse particulière par l'usage d'allégories plus ou moins prononcées, et j'ai toujours apprécié ce genre d'esthétique d'écriture.

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