The Who
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The Who
Je ne sais pas si je peux mettre les Who dans le "son pop-rock", je pense toute réflexion faite que non, je le place donc dans "divers"...
Un gros pavé auquel je m'attelle...mais cela me semble indispensable lorsqu'on veut parler du rock... Go !
Formé en 1964, leur influence sur la musique rock en général a été majeure, indéniablement. Le groupe a été le pionner de tant d'autres styles musicaux qu'il s'avère nécessaire, voire obligatoire, d'en parler.
Les débuts : John Entwistle, Roger Daltrey, Keith Moon et Peter Townshend sont les fondateurs d'un nouveau genre musical qui va révolutionner le rock. La "préhistoire" du groupe commence en 1961 alors que Pete entre à l'école d'art d'Ealing où, avec son ami, John Entwistle, il fonde un groupe de jazz. Les futurs "Who" se consacrent au Rhythm&Blues (terme galvaudé ensuite par le sinistre "RNB" qui n'a rien à voir avec les origines du VRAI RNB...) et sont rejoints en 64 par un certain Keith Moon, lequel, âgé de 17 ans, fait une entrée explosive dans le groupe : Pete le raconte ainsi : « Il est venu à un de nos concerts, et a dit : "Je peux jouer mieux que votre batteur !" Il s'installa alors derrière la batterie et la détruisit presque complètement. Nous nous sommes dit immédiatement : "C'est l'homme qu'il nous faut !" La formation historique est dès lors au complet, s'appelant "The Who" pour trouver un nom court, rebaptisé "High Numbers" par leur manager Peter Meaden. Ce dernier, viré, permet au groupe de reprendre le nom de "The Who" qu'ils ne quitteront plus. Pete Townshend se révèle rapidement comme "leader" du groupe, du fait de son excellence en tant que compositeur et parolier, même si Roger est là pour véhiculer les propres sentiments et angoisses de Pete. Le groupe est associé alors au mouvement "mods", mouvement créé par les jeunes de l'époque, alliant vêtements sophistiqués à la musique noire, les opposant aux "rockers" qui ne jurent que par le rock n'roll, les Who ne s'associant pourtant à aucun des deux mouvements.
1965 : premier succès avec "I Can't Explain", chanson sur la difficulté de communiquer. Ce titre a été écrit "façon Kinks" pour tenter de convaincre le producteur ...ce qui se passa. S'ensuit rapidement le célèbre "Anyway, Anyhow, Anywhere", lui-même suivi de "My Generation". Le ton est donné. L'album clame haut et fort le célèbre "J'espère mourir avant d'être vieux"..." I hope I die before I get old ..." Certains y voient l'origine du mouvement punk.
1966 : sortie de "Substitute", qui sera censuré à la radio à cause de lignes comme « I look all white but my dad was black » (« Je parais tout blanc mais mon père était noir »).
1968 : Pete Townshend fait part au magazine "Rolling Stone" de son désir de sortir un "opéra-rock", lequel voit le jour l'année suivante sous le très célèbre nom de "Tommy". Tommy raconte l'histoire d'un jeune enfant sourd, muet et aveugle à cause d'un secret qu'il ne doit avouer à personne : le meurtre de son père biologique (revenu de guerre après des années) par son son beau-père. À sa sortie en mai 1969, Tommy est reçu avec enthousiasme par les fans mais avec plus de scepticisme par les non-initiés... Néanmoins, grâce à ses hits comme Pinball Wizard ou Amazing Journey, l'album-concept élargit son public. En avril 1970, les Who présentent Tommy dans sa totalité sur scène au New York Metropolitan Opera House. La version théâtrale de l'oeuvre, lancée par Lou Reizner, est jouée en décembre 1971 au Rainbow Theatre de Londres, une version légèrement différente de ces concerts enregistrée avec la participation de Ringo Starr, Peter Sellers et l'orchestre symphonique de Londres. Au final, Tommy propulse le groupe au rang de superstars dans le monde entier, encourageant Townshend à se lancer dans un projet plus ambitieux encore. C'est dans cette perspective que Pete Townshend écrit et compose la chanson Pure And Easy ce qui devait être le « pivot central » d'un projet très prometteur sur lequel les Who s'attellent : le projet Lifehouse, un concept assez obscur d'« album-concert-show radiophonique » basé sur une collaboration active entre les Who et leur public. L'histoire est située dans un avenir où seul le rock peut sauver le monde. Mais le concept est trop ambitieux et échoue à mi-chemin. Les Who ont néanmoins enregistré suffisamment pour enregistrer ce qu'ils pensaient être un échec à l'avance (comment faire mieux après Tommy) et qui se nomma "Who's Next", simplement "Le suivant des Who", si l'on veut traduire. "Echec" (mal) pressenti puisque la pochette du disque voit nos 4 compères en train ...d'uriner sur un bloc de béton. Le succès non pressenti jaillit grâce à des titres devenus des classiques tels que "Won't Get Fooled Again" ou encore "Behind Blue Eyes" (repris par certains récemment), "Baba O'Riley"...j'en passe. Le disque est un véritable succès, bien au-delà des espérances du groupe, écrasant même Tommy au passage...
1973 : Quadrophenia sort, autre Opéra-Rock dont le succès n'est plus à démontrer...
1975 : "The Who By Numbers" ou la ...lettre de suicide d'un Townshend malmené par la drogue et l'alcool...l'album le plus sombre du groupe, sans synthétiseur. Cette année-là, Ken Russel sort Tommy version film.
1978 : "Who Are You", beaucoup plus expérimental que tout ce qui a été fait précédemment, faisant preuve d'un regain d'intérêt du groupe pour la musique, regain gâché en plein essor par ...le drame : le 7 septembre, Keith Moon décède brutalement, abus d'alcool et de drogues obligent...
1979 : "The Kids Are Alright", sorte de "documentaire" sur les Who avec une excellente bande sonore qui fera l'objet d'un disque. Cette même année, Quadrophenia est porté à l'écran.
1981 : sortie de Face Dances.
1982 : "It's Hard".
Ces deux derniers sont plutôt tièdement acceuillis par le public, ce qui conduit un Townshend de plus en plus mal dans sa peau, à prendre de plus en plus de drogues, puis à annoncer la...fin des Who... Il interrompt une session d'enregistrement du groupe annonçant qu'il "ne peut plus écrire pour les Who"...
25 ans s'écoulent sans aucun album....
Après la mort de John Entwistle en 2002, suite à une surdose de cocaïne, un nouvel album studio est enfin enregistré en 2006. Baptisé Endless Wire et proposant notamment un mini-opéra de onze minutes, il est salué par une large critique. Bien que plus introspectif et apaisé que leurs œuvres passées, ce disque très attendu motive avant même sa sortie une gigantesque tournée saluée comme le retour au son des années Who's Next.




Un gros pavé auquel je m'attelle...mais cela me semble indispensable lorsqu'on veut parler du rock... Go !
Formé en 1964, leur influence sur la musique rock en général a été majeure, indéniablement. Le groupe a été le pionner de tant d'autres styles musicaux qu'il s'avère nécessaire, voire obligatoire, d'en parler.
Les débuts : John Entwistle, Roger Daltrey, Keith Moon et Peter Townshend sont les fondateurs d'un nouveau genre musical qui va révolutionner le rock. La "préhistoire" du groupe commence en 1961 alors que Pete entre à l'école d'art d'Ealing où, avec son ami, John Entwistle, il fonde un groupe de jazz. Les futurs "Who" se consacrent au Rhythm&Blues (terme galvaudé ensuite par le sinistre "RNB" qui n'a rien à voir avec les origines du VRAI RNB...) et sont rejoints en 64 par un certain Keith Moon, lequel, âgé de 17 ans, fait une entrée explosive dans le groupe : Pete le raconte ainsi : « Il est venu à un de nos concerts, et a dit : "Je peux jouer mieux que votre batteur !" Il s'installa alors derrière la batterie et la détruisit presque complètement. Nous nous sommes dit immédiatement : "C'est l'homme qu'il nous faut !" La formation historique est dès lors au complet, s'appelant "The Who" pour trouver un nom court, rebaptisé "High Numbers" par leur manager Peter Meaden. Ce dernier, viré, permet au groupe de reprendre le nom de "The Who" qu'ils ne quitteront plus. Pete Townshend se révèle rapidement comme "leader" du groupe, du fait de son excellence en tant que compositeur et parolier, même si Roger est là pour véhiculer les propres sentiments et angoisses de Pete. Le groupe est associé alors au mouvement "mods", mouvement créé par les jeunes de l'époque, alliant vêtements sophistiqués à la musique noire, les opposant aux "rockers" qui ne jurent que par le rock n'roll, les Who ne s'associant pourtant à aucun des deux mouvements.
1965 : premier succès avec "I Can't Explain", chanson sur la difficulté de communiquer. Ce titre a été écrit "façon Kinks" pour tenter de convaincre le producteur ...ce qui se passa. S'ensuit rapidement le célèbre "Anyway, Anyhow, Anywhere", lui-même suivi de "My Generation". Le ton est donné. L'album clame haut et fort le célèbre "J'espère mourir avant d'être vieux"..." I hope I die before I get old ..." Certains y voient l'origine du mouvement punk.
1966 : sortie de "Substitute", qui sera censuré à la radio à cause de lignes comme « I look all white but my dad was black » (« Je parais tout blanc mais mon père était noir »).
1968 : Pete Townshend fait part au magazine "Rolling Stone" de son désir de sortir un "opéra-rock", lequel voit le jour l'année suivante sous le très célèbre nom de "Tommy". Tommy raconte l'histoire d'un jeune enfant sourd, muet et aveugle à cause d'un secret qu'il ne doit avouer à personne : le meurtre de son père biologique (revenu de guerre après des années) par son son beau-père. À sa sortie en mai 1969, Tommy est reçu avec enthousiasme par les fans mais avec plus de scepticisme par les non-initiés... Néanmoins, grâce à ses hits comme Pinball Wizard ou Amazing Journey, l'album-concept élargit son public. En avril 1970, les Who présentent Tommy dans sa totalité sur scène au New York Metropolitan Opera House. La version théâtrale de l'oeuvre, lancée par Lou Reizner, est jouée en décembre 1971 au Rainbow Theatre de Londres, une version légèrement différente de ces concerts enregistrée avec la participation de Ringo Starr, Peter Sellers et l'orchestre symphonique de Londres. Au final, Tommy propulse le groupe au rang de superstars dans le monde entier, encourageant Townshend à se lancer dans un projet plus ambitieux encore. C'est dans cette perspective que Pete Townshend écrit et compose la chanson Pure And Easy ce qui devait être le « pivot central » d'un projet très prometteur sur lequel les Who s'attellent : le projet Lifehouse, un concept assez obscur d'« album-concert-show radiophonique » basé sur une collaboration active entre les Who et leur public. L'histoire est située dans un avenir où seul le rock peut sauver le monde. Mais le concept est trop ambitieux et échoue à mi-chemin. Les Who ont néanmoins enregistré suffisamment pour enregistrer ce qu'ils pensaient être un échec à l'avance (comment faire mieux après Tommy) et qui se nomma "Who's Next", simplement "Le suivant des Who", si l'on veut traduire. "Echec" (mal) pressenti puisque la pochette du disque voit nos 4 compères en train ...d'uriner sur un bloc de béton. Le succès non pressenti jaillit grâce à des titres devenus des classiques tels que "Won't Get Fooled Again" ou encore "Behind Blue Eyes" (repris par certains récemment), "Baba O'Riley"...j'en passe. Le disque est un véritable succès, bien au-delà des espérances du groupe, écrasant même Tommy au passage...
1973 : Quadrophenia sort, autre Opéra-Rock dont le succès n'est plus à démontrer...
1975 : "The Who By Numbers" ou la ...lettre de suicide d'un Townshend malmené par la drogue et l'alcool...l'album le plus sombre du groupe, sans synthétiseur. Cette année-là, Ken Russel sort Tommy version film.
1978 : "Who Are You", beaucoup plus expérimental que tout ce qui a été fait précédemment, faisant preuve d'un regain d'intérêt du groupe pour la musique, regain gâché en plein essor par ...le drame : le 7 septembre, Keith Moon décède brutalement, abus d'alcool et de drogues obligent...
1979 : "The Kids Are Alright", sorte de "documentaire" sur les Who avec une excellente bande sonore qui fera l'objet d'un disque. Cette même année, Quadrophenia est porté à l'écran.
1981 : sortie de Face Dances.
1982 : "It's Hard".
Ces deux derniers sont plutôt tièdement acceuillis par le public, ce qui conduit un Townshend de plus en plus mal dans sa peau, à prendre de plus en plus de drogues, puis à annoncer la...fin des Who... Il interrompt une session d'enregistrement du groupe annonçant qu'il "ne peut plus écrire pour les Who"...
25 ans s'écoulent sans aucun album....
Après la mort de John Entwistle en 2002, suite à une surdose de cocaïne, un nouvel album studio est enfin enregistré en 2006. Baptisé Endless Wire et proposant notamment un mini-opéra de onze minutes, il est salué par une large critique. Bien que plus introspectif et apaisé que leurs œuvres passées, ce disque très attendu motive avant même sa sortie une gigantesque tournée saluée comme le retour au son des années Who's Next.






Re: The Who
J'aime bien celle-là
Et aussi quand Pete défonce sa guitare
Je ne savais pas que cétait lui qui avait fait ça le premier
Et aussi quand Pete défonce sa guitare
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